L’abécédaire a-d

A

Allure, n. f. (Navires) 1) direction de la route d’un voilier par rapport à celle du vent ; 2) disposition de la voilure pour suivre cette route.

Amerrir, vbe (Navires) Se poser sur l’eau. ­

Amure, n. f. (Navires) Cordage ser­vant à fixer le point inférieur d’une voile du côté du vent.

Artimon, n. m. (Navires) Mât arrière d’un navire à trois mâts ou plus.

Aurique, adj. (Navires) Se dit d’une voile à la forme d’un quadrilatère irrégulier qui est fixée à une vergue ou à un étai.

B

Balancine, n. f. (Navires) Cordage soutenant par le haut les extrémités d’une vergue*.

Baleston, n. m. (Navires) Nom médi­terranéen de la livarde*.

Barbacane, n. f. (Chât. forts, Places  fortes)Ouvrage semi-circulaire placé devant une porte principale  dans le fossé pour protéger l’accès.

Barque, n. f. (Navires) Type de grée­ment des navires à trois mâts et plus, dans lequel l’artimon* porte des voiles auriques* et les autres mâts des voiles carrées*.

Barre, n. f. (Navires) Levier qui  actionne le gouvernail *.

Barreur, n. m. (Navires) Homme de barre, celui qui tient la barre*.

Barrot (ou bau), n. m. (Navires) Poutre transversale supportant le  pont.

Bastion, n. m. (Places fortes, Villes neuves) Ouvrage pentagonal rem­paré faisant saillie sur une enceinte* .

Batardeau, n. m. 1) (Places fortes) digue en maçon­nerie limitant la partie en eau d’un fossé; 2) (Chem. et ponts) ouvrage de pro­tection en bois ou en terre permettant de travailler à l’abri de l’eau en site aquatique.

Bathyscaphe, n. m. (Navires) Sous­-marin d’observation descendant à de très grandes profondeurs (plus de 1 000 m).

Batterie, n. f. 1) (Navires) rangée de canons à bord d’un navire ; 2) (Places fortes) emplacement aménagé pour recevoir un groupe de canons tirant dans une direction commune.

Beaupré, n. m. (Navires) Mât très incliné sur l’étrave* (il n’entre pas dans le nombre de mâts d’un navire).

Billon, n. m. (Monnaies méd.) 1) toutes les monnaies, bonnes ou mauvaises, destinées à être refon­dues ; 2) monnaie d’argent de bas titre.

Billonnage, n. m. (Monnaies méd.) Trafic illégal sur des monnaies fausses et défectueuses.

Bonnette, n. f. (Navires) Voile carrée supplémentaire qu’on établit sur le côté des voiles carrées* principales pour augmenter la surface de voi­lure par beau temps.

Bossage, n. m. (Chât.forts, Demeures méd., Pat. rural) Pierre taillée de sorte que, sur sa face extérieure, sa partie centrale offre une protubérance par rapport à ses bords.

Bossoir, n.m. (Navires) 1) pièce enseillie de chaque côté de la proue* où l’ancre est suspendue ; 2) sorte de potence où l’on suspend une embarcation.

Bouchain, n.m. (Navires) Partie arrondie de la coque qui unit le fond aux parties verticales (muraille).

Boucharde, n.f. (Moulins) Marteau dont les deux têtes sont armées de pointes à entamer la pierre.

Bouge, n. m. (Navires) Courbure convexe et transversale du pont.

Boulin, n. m. 1) (Pat. rural) petite niche ronde, souvent en poterie, où s’abritent les pigeons à l’intérieur d’un pigeon­nier ; 2) (Places fortes, Chât. forts) pièce de bois horizontale d’un échafau­dage dont l’embout vient se fixer dans la maçonnerie; trou de boulin : trou laissé par cette poutrelle après qu’on l’a déposée.

Bouline, n. f. (Navires) Manœuvre (cordage) servant à porter plus au vent le bord d’une voile.

Bout-dehors (ou boute-hors), n. m. (Navires) Petit mât (souvent amo­vible) qui sert de beaupré* sur cer­tains petits voiliers.

Bricole, n. f. (Navires) Tendance à l’instabilité d’un navire.

Brigantine, n. f. (Navires) Voile tra­pézoïdale enverguée sur la corne* d’artimon*.

C

Cabestan, n. m. (Navires) Treuil ver­tical employé pour les manœuvres exigeant de gros efforts.

Caboteur, n. m. (Navires) Navire marchand effectuant une navigation littorale.

Cacatois, n. m. (Navires) Voile carrée établie au-dessus du perroquet* ; 1) grand-cacatois établi au grand mât ; 2) petit-cacatois au mât de misai­ne* ; 3) cacatois de perruche au mât d’ar­timon*.

Cadastration, (néol.) n. f. (Chem. et ponts) Découpage volontariste d’un domaine foncier, accompagné d’une cartographie.

Calcite, n. f. (Peintures mur.) Concrétion calcaire recouvrant une paroi.

Caler, vbe (Navires) Avoir tel (ou tel) tirant d’eau*.

Cambuse, n. f. (Navires) Magasin contenant les vivres.

Canonnière, n. f. (Chât. forts, Places fortes) Meurtrière* pour arme à feu.

Caponnière, n. f. (Places fortes) Ouvrage bas adossé à l’escarpe* entièrement défilé dans le fossé dont la fonction est de flanquer le fond de ce fossé.

Carène, n. f. (Navires) Partie immer­gée d’un navire.

Carré, adj. (Navires) Se dit de voiles en trapèze. Tous les mâts portent des voiles carrées.

Casemate, n. f. (Places fortes) Chambre voûtée active (permettant le tir) ou passive à l’épreuve de l’artillerie.

Caserne, n. f. (Villes neuves) Bâtiment affecté au logement des militaires.

Caseyeur, n. m. (Navires) Petit bateau pêchant au moyen de casiers.

Cavalier, n. m. (Places fortes) À l’in­térieur du corps de place*, ouvrage en terre-plein portant de l’artillerie placé sur un autre ouvrage dont il double les feux. L’assiégeant peut aussi construire des cavaliers de tranchée.

Chaînage, n. m. (Chât. forts) Dispo­sition des pierres chargées de relier des parties de murs différentes.

Château, n. m. (Navires) Fortes struc­tures établies jadis à l’arrière et à l’avant d’un navire et aujourd’hui au milieu ou à l’arrière.

Chemin de ronde, n. m. (Chât. forts) Chemin de circulation au sommet des courtines*, protégé par un para­pet*.

Cheville, n. f. (Navires, Demeures méd.) Tige de bois ou de métal ser­vant à l’assemblage des pièces de construction.

Cockpit, n. m. (Navires) Cf bai­gnoire* .

Coltis, n. m. (Navires) Cloison trans­versale qui termine le gaillard* d’avant du côté de la proue*.

Commander, vbe (Places fortes) Pour un ouvrage, fait de dominer un autre ouvrage de façon à le sur­veiller, le défendre et, au besoin, le battre.

Commettage, n. m. (Navires) Confec­tion d’un cordage par la réunion de torons* mis ensemble.

Compas, n. m. (Navires) Nom marin de la boussole.

Contre-garde, n. f. (Places fortes) Ouvrage extérieur bas protégeant à distance les faces* d’un bastion* tout en doublant la ligne de feux.

Contrescarpe, n. f. (Chât.forts) Face du fossé opposée à la place*.

Corderie, n. f. (Navires) Atelier de fabrication des cordages.

Cordon, n. m. (Places fortes) Mou­lure semi-circulaire soulignant le raccord de l’escarpe* talutée et du parapet* .

Corne, n. f. (Navires) Vergue* dont une extrémité s’appuie contre le mât grâce à une fourche dite «mâ­choire »; elle soutient une voile aurique*.

Corps de place, n. m. (Places fortes)Enceinte* principale d’une place*.

Couple, n. m. (Navires) Pièce courbe montant, de chaque côté de la quille*, jusqu’au plat-bord*.

Courtine, n. f. (Places fortes, Chât. forts) Pan de muraille compris entre  deux tours* ou deux bastions*.

Créneau, n. m. (Chât. forts) Échan­crure rectangulaire du parapet* per­mettant le tir.

Cunette, n. f. (Places fortes) Canal établi au fond d’un fossé sec pour drainer les eaux pluviales et pou­vant ménager un obstacle supplé­mentaire.

D

…. à suivre bientôt ici, sinon aller sur le site de Rempart

Une île, un fort, des histoires